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La société luxembourgeoise de gestion de patrimoine privé ou la SOPARFI ( société luxembourgeoise de participation et de financement) sont deux structures nées au Grand-duché de Luxembourg. Le Luxembourg est considéré comme un centre de gestion de patrimoine de premier plan en Europe. La situation stratégique, l’économie avancée et les solides cadres juridiques et réglementaires du Grand-Duché attirent de nombreux investisseurs internationaux et des particuliers fortunés désireux de protéger leurs actifs par la mise en œuvre de diverses stratégies de gestion.

Qu’est-ce que la gestion privée de patrimoine (SPF) ?

L’une des formes les plus populaires de gestion de patrimoine au Luxembourg est la gestion privée (SPF). Ce véhicule d’investissement permet aux particuliers de structurer leur patrimoine d’une manière simple, non réglementée et fiscalement avantageuse pour diverses applications. Pour la protection des actifs et la préservation du patrimoine, la souplesse de la gestion privée du patrimoine (SPF) en fait une forme juridique attrayante pour de nombreux investisseurs, tant locaux qu’étrangers. La SPF peut être combinée avec un trust ou une fondation comme propriétaires. Le Luxembourg, qui est un centre de solutions juridiques et financières hautement sophistiqué, permet aux particuliers d’accéder à la détention de leurs actifs privés et à leurs capacités financières à partir d’un guichet unique qui répond à toutes leurs exigences.

Luxembourg family wealth management company

Caractéristiques principales d’une gestion privée de patrimoine (SPF)

  • En tant qu’entité juridique distincte, une gestion privée de patrimoine (GPP) a une responsabilité limitée.
  • En raison de son caractère privé et de sa conception, il bénéficie de sa certitude vis-à-vis de ses co-investisseurs et d’une approche très ciblée de la répartition des risques.
  • Tire parti de la structure de la société holding par opposition à l’investissement direct de capitaux pour les investisseurs privés.
  • Une structure d’investissement très flexible
  • Régime fiscal simplifié
  • Simple à mettre en place, caractérisé par un processus de constitution simplifié et des exigences en matière de capital social initial.
  • Autorisé à acquérir, détenir et gérer divers instruments financiers, notamment de l’argent et des actifs.
  • Ne sont pas autorisés à mener des activités commerciales et sont exemptés de certaines cotisations fiscales.

Outre les caractéristiques clés susmentionnées, une société de gestion de patrimoine privée (SPF) doit respecter les dispositions de la loi du 11 mai 2007. La loi sur la gestion du patrimoine privé (SPF). Il est important de noter que les investisseurs ne sont pas tenus d’acquérir une autorisation pour ouvrir une Gestion de patrimoine privée (SF) et qu’en tant que personne morale, elle ne peut être cotée en bourse.

  • Une gestion de patrimoine privée (SPF) est enregistrée en tant que société de capitaux. Le capital social varie en fonction de l’entité juridique choisie lors de l’enregistrement. En général, le capital social se situe entre 12 500 et 31 000 euros.
  • Les actionnaires d’une gestion de patrimoine privée (SPF) doivent être des personnes physiques. Si la gestion privée de patrimoine (GPP) est liée au patrimoine familial, ses investisseurs ne doivent pas nécessairement être liés par le sang.
  • Une gestion de patrimoine privée (SPF) bénéficie d’exonérations d’un large éventail de cotisations fiscales, notamment l’impôt sur les sociétés, la taxe professionnelle municipale et l’impôt sur la fortune nette.
  • Les structures de gestion de patrimoine privé (SPF) sont soumises à une taxe d’abonnement évaluée à un taux de 0,25 %, mais ne sont pas tenues de s’inscrire à la taxe sur la valeur ajoutée.

Conception privée d’une gestion de patrimoine privée (SPF)

  • Les investisseurs privés gèrent leur propre patrimoine et leurs actifs.
  • Les entités de gestion de patrimoine privé (SPF) qui travaillent exclusivement pour le patrimoine d’une ou deux personnes doivent être des entités résidentes ou non résidentes, par exemple sous la forme de fondations et de trusts. L’éligibilité de ces exigences est interprétée dans un sens large, sa seule fonction étant la gestion d’actifs pour une ou plusieurs personnes physiques.
  • Des intermédiaires ou des fiduciaires peuvent agir au nom d’un investisseur de la Gestion privée de patrimoine (GPP).

La structure de gestion de patrimoine privée (SPF) est un véhicule attrayant tant pour les organismes d’investissement et/ou les novices que pour les investisseurs non professionnels qui souhaitent évaluer l’état général de leurs relations avec des co-investisseurs potentiels. Les investisseurs bénéficient d’un haut niveau de discrétion et d’anonymat dans le cadre d’une gestion de patrimoine privée bien structurée (SPF).

La nature même d’une gestion de patrimoine privée (SF) étant une entité juridique distincte, elle limite sa responsabilité à ses apports respectifs, ce qui améliore sa position en termes de responsabilité envers les tiers, notamment dans le cas d’opérations d’emprunt à des fins de planification successorale.

Structuration flexible des investissements pour une gestion de patrimoine privée (SPF)

Une gestion de patrimoine privée (SPF) fonctionne comme une structure d’investissement passive pour les actifs familiaux, la planification de la succession, la gestion des biens matrimoniaux et d’autres applications similaires. Elle est uniquement autorisée à exercer les fonctions suivantes, notamment la détention et la vente d’actifs financiers en vertu de la loi du 5 août 2005 sur les contrats de garantie financière, tels que les titres de créance, les investissements structurés, les actions, les options, les produits dérivés, les actions, les valeurs mobilières, ainsi que les liquidités et autres actifs détenus sur un compte auprès d’experts en services financiers professionnels de confiance.

Limites opérationnelles d’une gestion privée de patrimoine (SPF)

  • Il est interdit à un gestionnaire de patrimoine privé (FPS ) de rendre des services, y compris l’approbation de prêts portant intérêt. Elle peut toutefois initier des avances de trésorerie ou garantir les engagements d’une entité où elle détient des parts de participation, mais uniquement de manière incidente et sans frais.
  • Un gestionnaire de patrimoine privé (GPC) n’est pas autorisé à participer à la gestion d’entités dans lesquelles il détient des parts de participation. Ceci est applicable même si une grande partie du capital est détenue par un gestionnaire de patrimoine privé (GPC) et détient certains droits de gestion.
  • Seuls les droits de vote peuvent être exercés, pour autant que l’activité ne porte pas atteinte aux conditions susmentionnées.
  • Il est interdit à une Gestion de patrimoine privée (GPP) de participer à tout type d’activité commerciale, à l’exception des entités dans lesquelles une Gestion de patrimoine privée (GP) qui détient des participations peut exercer des activités commerciales, à condition qu’elles soient soumises à leurs propres règles et dispositions d’entreprise.
  • Une gestion privée de patrimoine (SPF) n’est pas autorisée à détenir directement de la propriété intellectuelle et des biens immobiliers.
  • La gestion privée de patrimoine (SPF) est désormais autorisée à s’engager dans des contrats d’assurance-vie.

La loi sur la gestion du patrimoine privé (SPF) n’impose pas de limitations directes au financement et à l’endettement, et le financement de la gestion du patrimoine privé (SPF) peut être effectué par des opérations d’emprunt, que ce soit auprès d’établissements de crédit, pour ses actionnaires et ses investisseurs. Les contributions en nature sont acceptées en euros et autres dénominations.

Régime d’imposition simplifié pour la gestion de patrimoine privé (SPF)

La nature même d’une gestion de patrimoine privée (SPF), qui est une extension de la propriété privée d’un individu et qui ne s’engage pas dans une quelconque activité commerciale, fait de cette forme juridique un véhicule fiscalement neutre. Elle est exonérée de la taxe professionnelle municipale, de l’impôt sur la fortune nette et de l’impôt sur les sociétés. La nature rigoureuse d’une gestion de patrimoine privée (SPF) lui permet d’éviter la double imposition des mêmes actifs à la suite d’un changement de propriétaire.

  • Une taxe d’abonnement annuelle de 0,25 % versée annuellement, ou le montant de 125 000 euros est applicable à toutes les sociétés de gestion de patrimoine privé (SPF).
  • La base d’imposition est calculée comme la somme de tout le capital social versé et des primes d’émission. Le cas échéant, la part de la dette excédant huit fois la somme totale du capital social sera prise en compte dans le calcul de l’assiette fiscale.
  • En raison de la neutralité fiscale d’une gestion de patrimoine privée (SPF), elle ne bénéficie pas des conventions bilatérales de double imposition du Luxembourg ni de la directive européenne sur les filiales mères.
  • Private Wealth Management (SPF) peut être soumis à des retenues à la source étrangères irrécupérables dans les pays où se trouvent les investissements et les actifs.
  • Les dividendes et intérêts versés par Private Wealth Management (SPF) ne sont pas soumis au précompte mobilier, sauf dans les cas suivants Loi du 23 décembre 2005 est applicable. La loi prévoit que la retenue à la source nationale sur certains revenus d’intérêts sur les paiements d’intérêts aux investisseurs résidents est applicable.
  • Les paiements de dividendes et d’intérêts peuvent être imposés au nom du bénéficiaire en vertu des lois sur l’impôt sur le revenu des résidents luxembourgeois. D’autre part, les non-résidents peuvent également être soumis à l’impôt dans leur pays d’origine.
  • Les plus-values de cession d’actions et les boni de liquidation pour les non-résidents ne sont pas soumis à l’impôt luxembourgeois.
  • Étant donné qu’une Gestion de patrimoine privée (GPP) n’exerce aucune activité commerciale, elle est considérée comme une personne ou une entité non imposable, et ne sera donc pas soumise à la taxe sur la valeur ajoutée.
  • Le contrôle fiscal d’une gestion de patrimoine privée (SPF) est effectué par les autorités chargées des impôts indirects, telles que l’administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA. Ils sont chargés d’informer les autorités fiscales directes si une gestion de patrimoine privé (SPF) ne remplit pas les conditions pour bénéficier de la loi sur la gestion de patrimoine privé (SPF). En conséquence. un Private Wealth Management (SPF) sera traité comme une société pleinement imposable, soumise à l’impôt sur les sociétés et à d’autres taxes luxembourgeoises.
  • Société privée à responsabilité limitée (SARL)
  • Société Anonyme (SA)
  • Société en commandite par actions (SCA)
  • Société coopérative (SCSA)

Les exigences en matière d’enregistrement et de constitution, le capital social minimum, la représentation, les assemblées générales annuelles, la présentation des comptes annuels et d’autres activités pertinentes sont incluses dans la loi du 10 août 1915 sur les sociétés commerciales. Toutes les dispositions seront appliquées en fonction de la forme juridique spécifique d’une société de gestion de patrimoine privée (SPF). choisit d’opérer au Luxembourg. Enfin, aucune autorisation ou licence spécifique n’est nécessaire pour constituer une gestion privée de patrimoine (GPP).

Luxembourg Soparfi

La Soparfi ou société de participations financières luxembourgeoise est une entité commerciale ordinaire qui suit le droit commun luxembourgeois. Elle ne bénéficie d’aucun régime fiscal particulier et est une société entièrement imposable. En tant qu’entité commerciale, le champ d’activité de la Soparfi n’est soumis à aucune restriction.

  • Les investisseurs étrangers peuvent protéger leurs actifs financiers grâce à une Soparfi. Les investisseurs peuvent investir dans divers secteurs d’activité et peuvent même fournir des services de gestion à des personnes très fortunées.
  • Une Soparfi peut réduire sa charge fiscale en limitant son activité à la détention d’investissements et en les structurant de manière stratégique pour bénéficier de la directive européenne “mère-filiale”.
  • En vertu de la directive européenne “mères-filiales”, une Soparfi peut, selon des dispositions bien définies, être exonérée sur les dividendes versés par des sociétés dans lesquelles une société mère détient des participations ou sur les plus-values réalisées sur la vente de ses participations.
  • Toute activité commerciale sous une société Soparfi sera soumise à l’impôt sur les sociétés et à la taxe sur la valeur ajoutée.
  • Étant donné qu’une Soparfi est imposée comme toute autre société commerciale au Luxembourg, elle bénéficie des avantages des conventions de double imposition conclues par le Luxembourg avec d’autres pays contractants.

Régime fiscal de la Soparfi

  • Taux global d’imposition sur le revenu à 24,94% pour Soparfis domicilié au Luxembourg.

Impôt sur la fortune nette

  • L’impôt annuel sur la fortune nette sera basé sur le total des actifs moins les passifs, qui est évalué à 0,5 % chaque 1er janvier de chaque année.
  • Impôt minimum sur la fortune applicable de 4 815 euros (y compris la surtaxe de solidarité de 7 %) comme base imposable pour les Soparfis dont le patrimoine financier dépasse 500 millions d’euros.
  • Les Soparfis dont les actifs financiers dépassent 90 % du total de leur bilan se verront imposer un impôt minimum sur la fortune de 4 815 euros (dont 7 % de majoration de solidarité).
  • L’impôt minimum sur la fortune nette varie entre 535 et 4.815 euros.
  • L’impôt sur la fortune nette peut être réduit par des crédits d’impôt provenant de la création d’une réserve quinquennale, sous réserve du respect de certaines conditions.

Taxe sur la valeur ajoutée

  • Une société holding pure n’est pas un assujetti, et ne doit donc pas s’enregistrer aux fins de la taxe sur la valeur ajoutée.

Exonération d’impôt sur les dividendes perçus

  • Les dividendes perçus par une Soparfi seront soumis à l’impôt sur les sociétés au taux normal de 24,94%.
  • En vertu des règles nationales d’exemption de participation prévues par la directive européenne sur les sociétés mères et les filiales, les dividendes sont exonérés d’impôts si certaines dispositions sont respectées :
  1. Une Soparfi doit être une entité éligible en vertu de la directive européenne sur les sociétés mères et les filiales.
  2. Une entité juridique qui est soumise à l’impôt sur les sociétés dans son pays de résidence.
  3. Au moment de la liquidation ou de la distribution de dividendes, une Soparfi doit avoir détenu une participation directe de plus de 10% du capital nominal libéré à la filiale pendant 12 mois consécutifs.
  4. En cas de pourcentage de participation inférieur, participation directionnelle avec une fierté d’acquisition d’au moins 1,2 million d’euros.
  • Toutes les filiales qualifiées sont exemptées de l’exonération de 50 % des dividendes.

Exemption de retenue à la source sur les dividendes versés

  • Taux de retenue à la source de 15 % sur les dividendes versés par une société luxembourgeoise, sauf si le taux est réduit sur la base des traités applicables ou du régime national d’exonération de la retenue à la source sur les dividendes par le Luxembourg.
  • Une exonération totale de la retenue à la source est appliquée si la société mère est une société pleinement imposable établie dans un pays de l’UE ou de l’EEE (Espace économique européen) et si elle a détenu une participation directe de plus de 10 % du capital nominal libéré dans la filiale pendant 12 mois consécutifs.
  • Dans le cas d’un pourcentage de participation inférieur, de participations directes dont le prix d’acquisition est d’au moins 1,2 million d’euros, l’exonération totale du précompte mobilier est réputée applicable.

Gains en capital

  • Les gains et les pertes en capital sont imposables à l’impôt sur les sociétés.
  • Les règles d’exemption de participation pour les jeux de capitaux sont similaires à celles des dividendes. L’exemption totale est appliquée si la société mère est une société entièrement imposable basée dans un pays de l’UE ou de l’EEE (Espace économique européen), et si elle a détenu une participation directe de plus de 10 % du capital nominal libéré de la filiale pendant 12 mois consécutifs.
  • Dans le cas d’un pourcentage de participation inférieur, les participations directes dont le prix d’acquisition est d’au moins 6 millions d’euros.
  • L’exonération de l’impôt sur les plus-values est également applicable aux participations aidées par des entités transparentes sur le plan fiscal.
  • Les plus-values réalisées sur les filiales éligibles ne sont imposables que si l’étendue de leurs dépenses a été déduite des bénéfices non exonérés des années précédentes.

Intérêts et redevances

  • Les paiements d’intérêts effectués à des personnes morales ne seront pas soumis à la retenue d’impôt luxembourgeoise.
  • Les paiements d’intérêts liés à la participation aux bénéfices sur certains titres de créance peuvent être soumis à une retenue à la source de 15 %, à moins qu’il n’existe pas de traité fiscal inférieur applicable ou qu’une exemption soit applicable.
  • Le Luxembourg n’applique pas de retenue à la source sur les redevances.

Financement de la Soparfi

  • Le régime fiscal luxembourgeois ne prévoit pas de dispositions relatives au ratio dette/fonds propres.
  • Toutefois, pour les sociétés holding, la pratique administrative impose le respect d’un ratio dette/fonds propres de 85:15 pour les parties concernées lorsque le financement par emprunt est approuvé par les actionnaires pour servir de garantie à la déductibilité fiscale des paiements d’intérêts du payeur.

Demandes d’accords fiscaux

  • Le Luxembourg dispose d’un cadre existant pour les accords fiscaux préalables en vertu de la loi du 19 décembre 2014. Il fournit toutes les dispositions et procédures pour tous les types de demandes d’accords fiscaux.

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Ces informations ne sont pas destinées à remplacer un conseil fiscal ou juridique individualisé. Nous vous suggérons de discuter de votre situation spécifique avec un conseiller fiscal ou juridique qualifié.